Lily Evans

Lily Evans
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# Posté le mardi 15 septembre 2009 11:12

blog prochainement supprimé...



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# Posté le dimanche 23 août 2009 18:59

Modifié le mardi 15 septembre 2009 11:25

Pour Deux.

Pour Deux.
Sortir de Fatales. Remonter jusqu'à la Médiathèque Charles De Gaule, avenue de Paris. Ecraser la cigarette. Entrer. Sortir. Flâner, inconsciemment, esprit évasif, dans les nuées. Prendre les transports publics ; métro n°2, ou la 38B. Passer par Lafayette, arriver au Mutu... Sortir une clope, une fois de plus. La dernière ? Peut-être pas. Fumer, arrêter de fumer. Me décider... Essuyer les gouttes de sueur qui perlent au front. Ecouter les autres parler, pour ne rien dire... Dévisager les passants. Peut-être celui là..., Peut-être lui, ou lui, non ! Pas lui... « Peut-être toi...».
Retenir son souffle. Respirer. Retenir son souffle encore. Encore. Encore et Encore. Défier la Fatalité. Ne plus respirer. Suffoquer. Respirer naïvement.
Face aux regards désenchantés,
Sourire. Par politesse...
Traîner des effluves de Diamonds for Men –Emporio Armani- sur des habits Noir et Rock, témoignant d'une M
élancolie, un peu trop subtile pour que les esprits futiles puissent la discerner...
- Eh ! le gothique ! S'écrie un des pauvres fous, qui emplissent les rues de Tunis...
Se réfugier sous une paire Ray Ban noire,
Sourire. Par vanité...
Continuer de marcher... « Ambassade d'Allemagne ». Une tendre pensée à mon cher Adolf... Marcher, raisonner, rêvasser... ASSEZ !
Envie de voir ma vie en l'air, tout chambouler, couper le fil des pensées, tout recommencer. Trouver l'Autre. Courir jusqu'au bout du monde. Faire une réservation. -Athènes. Une réservation POUR DEUX. Sables fins, horizons aux bleu irisé, goût salé, euphorie et sensation d'être à deux, seuls, ensemble, libres, loin du monde, oubliés de tous...avec seulement une promesse pour vivre, une promesse d'être à jamais deux, tout les deux, unis, réunis. Et quand les pensées se brisent sur une réalité un peu trop amère, quand le goût de la cigarette remplace celui de l'océan, et le béton de la cité Mahrajane chasse l'horizon, fallait –pour la première fois- se calmer et se dire qu'on a l'Autre comme repère. Quand tout s'écroule bruyamment, je n'ai qu'à sentir tes doigts parcourir mon visage. Réaliser. Fusionner Rêve et Réalité. S'avoir Savourer être Sauvé. Surmonter ses Doutes. En Rire, en Pleurer, s'il le faut, s'il le faudrait...
Dire enfin « Te voilà »...
Et sourire. Par Amour.
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# Posté le lundi 22 juin 2009 18:10

Modifié le mardi 15 septembre 2009 11:26

You & Me and the Devil makes 3 Get your arms around me we're going down down...

You & Me and the Devil makes 3  Get your arms around me we're going down down...
Un moment de poésie, plutot une savoureuse éternité quand c'est du Baudelaire, une eternité poudrée de spleen indicible.

Quelle admirable journée ! Le vaste parc se pâme sous l'oeil brûlant du soleil, comme la jeunesse sous la domination de l'Amour.
L'extase universelle des choses ne s'exprime par aucun bruit; les eaux elles-mêmes sont comme endormies. Bien différentes des fêtes humaines, c'est ici une orgie silencieuse.
On dirait qu'une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets ; que les fleurs excitées brûlent du désir de rivaliser avec l'azur du ciel par l'énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait monter vers l'astre, comme des fumées.

Cependant, dans cette jouissance universelle, j'ai aperçu un être affligé.

Aux pieds d'une colossale Vénus, un de ces fous artificiels, un de ces bouffons volontaires chargés de faire rire les rois quand le Remords ou l'Ennui les obsède, affublé d'un costume éclatant et ridicule, coiffé de cornes et de sornettes, tout ramassé contre le piédestal, lève des yeux pleins de larmes vers l'immortelle déesse.
Et ses yeux disent : "Je suis le dernier et le plus solitaire des humains, privé d'amour et d'amitié, et bien inférieur en cela au plus imparfait des animaux. Cependant je suis fait, moi aussi, pour comprendre et sentir l'immortelle beauté ! Ah ! déesse ! Ayez pitié de ma tristesse et de mon délire."

Mais l'implacable Vénus regarde au loin je ne sais quoi avec ses yeux de marbre.
Baudelaire
-Le Fou et la Vénus-
Petits poèmes en prose
(1862)

# Posté le lundi 11 août 2008 08:44

Modifié le lundi 15 juin 2009 19:03